Désintérêt général des jeunes pour la politique.
« Les élections belges: on s’en fout. »
En pleine campagne électorale, Le Soir publie aujourd’hui les résultats d’un sondage effectué par l'ULG et Dedicated Research parmi 600 jeunes (18-21 ans). Il en ressort une constatation flagrante bien que peu surprenante : les jeunes ne s’intéressent pas à la politique. La moitié des sondés avouent ne pas avoir confiance aux hommes politiques du plat pays et mon avis personnel est globalement similaire malgré mon petit engagement au sein d’un parti. Les élections françaises ou américaines passionnaient bien plus la population belge et ses médias. Pourquoi ?
Premièrement, comment ne pas se sentir floué après la crise politique qui a laissé le pays sans gouvernement pendant de trop longs mois ? La plupart des lenteurs de notre système politique vient de tous les cartels et agencements des différents partis pour se placer au pouvoir en coalition et opposition. Au point que les variantes ont chacune un nom défini et que les pronostics en parlent avant même les résultats des élections. On ne peut espérer un changement lorsque l’on vote pour un parti, quand on sait qu’il se retrouvera forcément allié aux autres suivant les affinités du moment…
Deuxièmement, le clientélisme semble être devenu la norme au sein de la classe politique. Un politicien doit travailler pour le peuple, pas pour son intérêt personnel ! Qu’il cesse de serrer des mains aux marchés du matin ou de coller ses affiches sur tout ce qui ne bouge pas. Mention spéciale aux dirigeants des deux partis francophones principaux (MR et PS) qui ne cessent de s’invectiver (et c’est de pire en pire). Les scandales de l’un font l’affaire de l’autre et vice-versa, c’est l’histoire du chien qui cherche à attraper sa queue… Pas besoin d’être diplômé en politique pour savoir que les autres partis vont en profiter indirectement, Ecolo et CDH en tête.
A quand un véritable débat sur l’impunité juridique et les magouilles qui secouent la presse régulièrement ? Pourquoi Mohamed mon voisin (cas fictif) risque plus en volant un vélo qu’une politicienne (cas réel) qui s’offre des voyages et paye ses frais de resto avec l’argent public ? Il est temps que quelques têtes tombent pour le bien public ! Avec de nouveaux dirigeants, la sensation de fraicheur qui se dégagera pourrait motiver les jeunes.
En attendant, les jeunes iront voter sans convictions, sans savoir pour qui ni pourquoi.